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Exposition “Miles Davis, 100 ans d’influence” Une co-production Jazz à Vienne / JAZZ(s)RA

À l’occasion des 100 ans de la naissance de Miles Davis et de la 45e édition du festival Jazz à Vienne, le Musée d’Histoire de Vienne – église Saint-Pierre accueillera l’exposition « Miles Davis, 100 ans d’influence », du 26 juin au 11 juillet 2026, de 14h à 19h.

Figure majeure de l’histoire du festival et légende absolue du jazz, Miles Davis sera célébré à travers un parcours immersif et sensible, conçu comme une traversée de son œuvre et de son époque. L’exposition se déploie en plusieurs volets :

  • Miles en musique : chaque jour à 14h, un salon d’écoute et conférence réunira intervenants et intervenantes pour partager anecdotes, analyses et souvenirs autour de l’œuvre de Miles Davis, dans un esprit de transmission cher à Jazz à Vienne et JAZZ(s)RA – partenaire de ce volet remarqué en 2025 autour de la présence de collectionneurs de vinyles.
  • Miles en vinyles : un parcours de vinyles issus de 3 collections exceptionnelles retraçant son œuvre ainsi que les artistes et formations qui l’ont accompagné et marqué. L’exposition regroupe plus de 400 vinyles issus des collections particulières de Jean-Paul Boutellier, Jean-Paul Ricard & Jean-François Braun.
  • Miles en BD : un regard inédit en bande dessinée à travers les planches originales de Jacques Ferrandez consacrées à la biographie de Miles Davis.
  • Miles en photographies : des clichés inédits réunis grâce à la contribution de l’INA et d’un collectif de photographes (Gianni Pillon, Martin Stahl, Pascal Kober, Erick Avier, Michel Rabès) présents lors des concerts présentés à Jazz à Vienne, au Summum à Grenoble, au festival de Nîmes, à la Salle Pleyel à Paris, au Newport Jazz Festival à Paris, à Salon-de-Provence et à Marseille.
  • Miles en images : installez-vous pour visionner des archives de l’INA, des concerts mythiques donnés à Jazz à Vienne et en avant-première le nouveau documentaire sur Miles réalisé par Patrick Savey (Zycopolis Productions).
  • Miles dans la presse : une plongée dans la presse spécialisée avec des unes historiques de Jazz Magazine et une interview retranscrite lors de l’hommage à Miles Davis par Fred Goaty.

“ Miles Davis, 100 ans d’influence “ invite le public et les personnes curieuses à redécouvrir l’audace, l’élégance et l’influence d’un musicien qui n’a cessé de réinventer le jazz. Un rendez-vous incontournable au cœur de Vienne, entre mémoire vivante et célébration vibrante !

Cette exposition est coproduite par le festival Jazz à Vienne, JAZZ(s)RA et le Département de l’Isère.
Elle bénéficie du concours de l’INA et des artisans contributeurs isérois : enceintes MAM (Marc Agier-Mayer), mobilier vinyle Atelier Ondé (Valentin Ledrapier), objets & mobilier Tempo Fa (Caroline Guillet).
Elle réunit des œuvres des photographes, collectionneurs, réalisateurs, illustrateurs annoncés le site du festival, la gazette quotidienne et présentés tout au long de l’exposition que l’on remercie pour leur expertise et leur participation. Enfin, nous remercions notre partenaire Phox Vienn’image pour son soutien concernant l’impression des photographies et de la bande-dessinée.

MILES EN MUSIQUE

LE SALON D’ECOUTE : DES CONFERENCES QUOTIDIENNES
Bienvenue sur le salon d’écoute. Prenez place ici chaque jour à 14h, et plongez dans l’univers musical de Miles Davis en présence d’un.e intervenant.e.s artiste trompettiste, conférencier, producteur, collectionneur, illustrateur, réalisateur, photographes…

Ce salon d’écoute est équipé/ scénographié avec le concours de 3 artisans isérois que nous remercions pour leur implication :

> Enceintes MAM (Marc Agier-Mayer)
> Mobilier vinyle Atelier Ondé (Valentin Ledrapier)
> Objets & mobilier Tempo Fa (Caroline Guillet)

AGENDA DES SEANCES D’ECOUTE

25,06 : Alex Dutilh, journaliste
Séance d’écoute – Focus sur Miles blues et Miles free
+ Photographes partenaires (Pascal Kober, Martin Stahl, Gianni Pillon, Erick Avier, Michel Rabès)
Focus sur le parcours « Miles en photographies » : déambulation exposition + séance d’écoute
26,06 : Jacques Ferrandez, illustrateur de BD
Focus sur le parcours « Miles en bd » + séance d’écoute
27,06 : Rémi Gaudillat, trompettiste
Séance d’écoute Miles (période 70) + l’esprit du collectif
28,06 : Emilie Caumeil, Trompettiste
Séance d’écoute – Focus sur les trompettistes féminines
29,06 : Julien Bertrand, trompettiste
Séance d’écoute (le Miles Davis quintet de 1955/70)
30,06 : Florent Briqué, trompettiste
Séance d’écoute : Focus trompettistes « ni haut ni fort ! »
1,07 : Jean-Paul Ricard, fondateur de l’AJMI, conférencier & collectionneur
Focus sur le parcours « Miles en vinyles » + séance d’écoute (période be-bop)
2,07 : Ashley Kahn, auteur & expert Jazz (séance fra.ang)
Winning the GRAMMY® Award 2026 for « Best Album Notes » for his work on Miles ’55: The Prestige Recordings
3,07 : Patrick Savey, réalisateur
Focus sur le parcours « Miles en images » : documentaires, live avec commentaires du réalisateur
4,07 : Frédéric Goaty, journaliste, rédacteur en chef Jazzmag
Focus sur le parcours « Miles dans la presse » + séance d’écoute (& surprises)
5,07 : Emmanuelle Legros, trompettiste
Séance d’écoute – Focus sur l’œuvre de Miles : l’évolution du son
6,07 : Jean-Paul Boutellier, fondateur du festival Jazz à Vienne, conférencier & collectionneur
Focus sur le parcours « Miles en vinyles » + séance d’écoute (œuvre de Miles)
7,07 : Raphael Minfray, trompettiste
Séance d’écoute : le son de de Miles (période 80/90)
8,07 : Pierre Drevet, trompettiste
Master class académique
9,07 : Nicolas Pommaret, producteur programmateur (France Musique)
Séance d’écoute : « à chacun son Miles » : partage d’anecdotes avec le public, et zoom sur l’actualité Miles Davis
10,07 : Jean-François Braun, conférencier & collectionneur
Focus sur le parcours « Miles en vinyles » + séance d’écoute (artistes et groupes d’artistes complices 2nd génération)
11,07 : Marjolaine Portier-Kaltenbach, productrice programmatrice (FIP)
Séance d’écoute « Galaxie Miles Influences » !

MILES EN VINYLES

À l’occasion du centenaire de la naissance de Miles Davis, 3 collectionneurs vous proposent une exposition sur sa vie et son œuvre par le prisme de ses enregistrements réalisés en vinyles. L’exposition présente la totalité de ses enregistrements effectués avec les 5 principaux labels auxquels il a été associé : Capitol, Blue Note, Prestige, Columbia / CBS et Warner. Pour compléter cette partie autobiographique, des vinyles illustrent les musiciens qui l’ont influencé, ainsi que ses débuts dans les différents groupes auxquels il a participé jusqu’aux artistes que nous pourrions classer dans une filiation contemporaine de Miles. Enfin, de nombreux vinyles sont présentés comme témoignages des très nombreux concerts effectués avec ses propres groupes ou des enregistrements faits comme sideman avec d’autres musiciens, ainsi que sa contribution aux musiques de films.

Au total, plus de 400 pochettes de vinyles sont présentées pour définir l’œuvre gigantesque de ce musicien qui a été associé étroitement à l’histoire du jazz depuis la naissance du be bop jusqu’au jazz rock, mais qui a aussi dirigé de prestigieuses formations avec Sonny Rollins, John Coltrane, Cannonball Adderley et Bill Evans, les différents groupes avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Chick Corea ou Keith Jarrett, ainsi que ses collaborations avec Gil Evans : c’est vraiment l’histoire du jazz qui se confond avec son propre parcours.

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Présentation des collectionneurs associés au volet Miles en vinyles :

Jean-Paul Boutellier

Ingénieur de l’École supérieure de chimie industrielle de Lyon, Jean-Paul Boutellier a exercé notamment à Finorga, filiale de Synthélabo, dont il était le directeur général. Même s’il n’a jamais pratiqué d’instrument, Jean-Paul Boutellier a senti dès son adolescence que cette musique allait accompagner sa vie, à vie. En collaborant avec diverses associations (notamment étudiantes), il programme quelques concerts au Palais d’Hiver. Tout cela à travers le Jazz Club de Lyon, l’association dont il est toujours président.

Bientôt, ses responsabilités dans l’industrie chimique l’éloignent de Lyon. À son retour entre Rhône et Saône à la fin des années 70, il reprend l’organisation de concerts. Il en profite aussi pour convertir au jazz quelques hauts lieux lyonnais que sont le Théâtre du 8e, l’Auditorium de Lyon, le Théâtre des Célestins, l’Opéra… Et toujours l’antre du BC Blues ou la Salle Rameau.

Une première Nuit du Blues en 1980, et Jazz à Vienne naît enfin en 1981. Salué par ses pairs et collègues en 2005 lors des Victoires du Jazz pour la création du festival et l’ensemble de son « œuvre » pour le jazz en France, Jean-Paul Boutellier reste cependant discret quant à son engagement, préférant l’action à la communication.

Aujourd’hui, sa passion reste celle des premiers jours et l’encourage à poursuivre sans relâche, notamment en collectionnant l’objet vinyle, et en donnant des conférences illustrées sur des sujets liés à l’histoire du Jazz : carrières féminines empêchées ou entravées, le piano dans le jazz, le jazz et les droits civiques, le jazz et le cinéma…

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Jean-Paul Ricard

Né à Le Thor le 31 janvier 1948, il découvre le jazz à l’occasion du Festival d’Antibes, en 1962. L’achat de quelques 45-tours fixe la naissance d’une passion et d’une collectionnite aigüe qui privilégie le jazz des années 50 et de la West Coast, sans exclusive. Parallèlement à son travail de psychologue, il a fondé l’Association pour le Jazz et la Musique Improvisée (AJMI) en 1978 et, depuis, organisé régulièrement des concerts à Avignon et dans la région (Jazz in Arles).

Il a collaboré au quotidien Vaucluse Matin, aux revues Jazz Magazine et Diapason et au numéro spécial de la Revue d’Esthétique consacré au jazz, produit une émission hebdomadaire Jazz Time, pendant 12 ans, sur l’antenne de Radio France Vaucluse.

Collaborateur du Dictionnaire du Jazz (éd. Robert Laffont, Coll. Bouquins) et co-auteur du Guide du Jazz (éd. Syros) avec Francis Hofstein avec qui il crée, en 2009, la revue L’Art du Jazz (éd. Le félin). En 2016, il publie Jazz au féminin : la longue marche dans l’ouvrage collectif Polyfree (Éditions Outre Mesure).

Il publie en 2014, chez Frémeaux et Associés, un coffret de 3 CDs consacré à la pianiste Mary Lou Williams The First Lady in Jazz 1927-1957. Puis, en 2016, Jazz Ladies 1924-1962 dévolu aux instrumentistes femmes dans le jazz. Un troisième, Singing Pianists célébrant les pianistes chanteuses a été publié en 2020, suivi en 2023 par Girls une anthologie des groupes vocaux féminins et par deux coffrets réalisés avec Alain Gerber, Jay Jay Johnson (2024) et Lee Konitz (2025). 

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Jean-François Braun

Discophage et mélomane, la musique est indissociable de la vie personnelle et professionnelle de Jean-François Braun, considéré comme un « militant – bâtisseur » du secteur des musiques actuelles.
Il a participé à l’ouverture de plusieurs lieux musicaux, avant de les diriger :

– La CLEF, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), lancée en avril 1984, où il a ouvert et initié la programmation jazz de l’Éclipse en 1985 en lien avec Jazz Valley, et dirigé la structure à compter de 1988.
– Le Brise Glace à Annecy, au terme d’une mission de chef de projet et d’assistant à maîtrise d’ouvrage auprès de la Ville d’Annecy, entamée en octobre 1994. Ouvert au public en novembre 1998, Le Brise Glace, a été la première Scène de Musiques Actuelles (SMAC) labellisée en Rhône-Alpes.
– La Source à Fontaine (Isère), comme chef de projet pour sa construction (à compter d’août 2004), puis comme directeur et programmateur de son ouverture début 2010 à début mars 2018.

Il a terminé sa carrière à la direction de la SMAC 07 (Scène de Musiques Actuelles de Territoires d’Ardèche) au printemps 2024. Le travail au sein des réseaux musicaux nationaux, régionaux et frontaliers a été une constante de sa carrière (GEMA, Fédurok, de 2016 à 2021 Président d’Auvergne Rhône-Alpes Spectacle Vivant, puis vice-Président de 2021 à 2023, et à ce titre partie prenante de la mise en place du contrat de filière régional musiques actuelles…).

Il intervient régulièrement dans des colloques et des cycles de formation (Lyon 2, Sciences Po Grenoble, Aix-en-Provence…) et s’intéresse à la transmission (travaux avec le sociologue Marc Touché CEF – CNRS à Saint-Germain-en-Laye, Agen et Annecy, collaborations avec le Musée des Musiques Populaires (MUPOP) de Montluçon…). Il a fait pendant 10 ans des photos en noir et blanc de concerts et quelques expositions (Saint-Germain-en-Laye, Conflans Sainte Honorine, Agen, Montluçon, Annemasse…).

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MILES EN BD

Biographie de Jacques Ferrandez

Dessinateur et scénariste, Jacques Ferrandez est né en 1955 à Alger. À partir de 1987, il se consacre aux Carnets d’Orient, sa grande fresque sur l’histoire de l’Algérie, de la conquête à l’indépendance. Depuis 1996, il multiplie les collaborations littéraires et les adaptations, principalement Albert Camus et Jean Giono (Gallimard). En 2021, et 2023, ce sont les 2 tomes des Suites algériennes 1962-2019 sur l’Algérie postcoloniale, concluant les Carnets d’Orient 1830-1954 et Carnets d’Algérie 1954-1962 qui ont été réunis aujourd’hui en deux intégrales (Casterman). Il publie aussi chez Actes Sud BD des textes illustrés : Le Désert sans détour de Mohammed Dib (2021), et Théorie d’Alger de Sébastien Lapaque (2024). En 2025, il publie Orients perdus, l’aventure de Théodore Lascaris, aux éditions Daniel Maghen. Contrebassiste à ses heures et passionné de jazz, il a signé une biographie de Miles Davis en BD en plusieurs volets, réunis chez BD Music sous forme de livre-disque vinyle en 2021.

Une plongée en BD au cœur du personnage

Il est sans aucun doute le musicien de jazz le plus fécond, le plus révolutionnaire et le plus personnel. Il est à l’origine d’au moins trois révolutions, en 1949/1950, il enregistre The Birth of the Cool, un tournant de l’histoire du jazz, le nouveau jazz des clubs downtown, à l’heure où le jazz des ballrooms décline ; en 1959 il enregistre Kind of Blue, autrement dit, la véritable entrée du jazz dans le monde moderne, qui figurera comme la meilleure vente de jazz pendant des décennies parce qu’il sonne alors comme une avant-garde et qu’il sonne encore aujourd’hui comme un jazz contemporain, et en 1969 il enregistre Bitches Brew, une synthèse des musiques rock, funk et jazz, qui a souvent pris le nom de Fusion, parce que Miles le premier a su synthétiser toutes les musiques en une œuvre magistrale et essentielle qui reste un des 10 chefs-d’œuvre du 20e siècle. L’album Vinyl Story réunit une biographie originale de Miles Davis, illustrée par Jacques Ferrandez, un de nos plus fameux dessinateurs de bandes dessinées, et l’album Vinyl Kind of Blue, sans doute l’album essentiel de Miles Davis. Autrement dit, une plongée au cœur du personnage, par le son, l’image et l’histoire.

Miles Davis – Vinyl Story par Jacques Ferrandez

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MILES EN PHOTOGRAPHIES

Les photographes & partenaires

Partenariat INA / Jazz à Vienne

Partenaire fidèle des grands rendez-vous culturels, l’institut national de l’audiovisuel (INA) valorise le patrimoine audiovisuel français et accompagne les projets qui mettent en regard patrimoine et création. Par l’exploitation de ses fonds comme par la production de contenus originaux, l’INA contribue à faire redécouvrir des œuvres, des artistes et des moments marquants de la vie culturelle dans une approche contemporaine. Pour l’édition 2026 de Jazz à Vienne, l’INA s’associe à la programmation du festival. Le travail de sélection et de contextualisation mené par les documentalistes au sein des collections permet de réunir des captations de concerts historiques, des interviews rares du musicien diffusées à la télévision française ainsi que des photographies issues de reportages d’époque. Ces documents sont mis à disposition du festival, accompagnés d’un film original spécialement conçu pour l’événement. Projeté le 4 juillet en ouverture de la soirée ≪ Miles / Coltrane celebration ≫, ce film propose au public une immersion sensible dans la mémoire de l’artiste.

Michel Rabès

Je m’appelle Michel Rabès, j’ai 75 ans, j’ai été architecte et professeur de photographie à l’unité pédagogique d’architecture de Montpellier. Je suis « tombé » dans le jazz très tôt en écoutant Pour ceux qui aiment le jazz, de F.Ténot & D.Filipacchi à la fin des années 50. J’achète mon premier disque à 14 ans, John Coltrane, A Love Supreme. Suivent différents épisodes : photo (danse moderne avec D. Bagouet), vidéo (filmer le rugby), radio avec J. Stewart dans Dimension musique et photographie avec les concerts de jazz, surtout le festival de Nîmes, du regretté G. Labory, d’où est extraite la photo de Miles Davis en 1984. Miles a traversé toutes mes époques, sa musique a « collé » à toutes les époques, évoluant avec son temps et peut-être le créant.

Pascal Kober

Depuis 1986, Pascal Kober a chroniqué le festival Jazz à Vienne en tant que journaliste et photographe pour la revue Jazz Hot lors d’une trentaine d’éditions. Ses portraits de musiciens croqués aux quatre coins du monde ont été rassemblés dans l’Abécédaire amoureux du jazz, un beau livre de 180 pages préfacé par Marcus Miller qui a été, dans les années 1980, le compagnon de route de Miles Davis. Pascal Kober évoquera ici les liens entre le jazz et la photographie.

Erick Avier

Les photographies d’Erick Avier ont été transmises par l’intermédiaire de l’association « JAZZ IN » dont il fut l’un des membres fondateurs. Cette association a créé le premier atelier de production numérique multimédia consacré au jazz et musiques improvisées. Prenant appui sur les possibilités ouvertes par les technologies du numérique, le webzine www.jazzin.fr publie textes, photos, sons et vidéos. L’association publie également le magazine mensuel Caravan au format broadcast. Intégré au webzine sous forme de podcast, il est repris par un réseau de plus de 20 radios associatives en France, avec une audience cumulée de plus de 50.000 auditeurs.

Gianni Pillon

Je m’appelle Gianni Pillon, enseignant-chercheur à l’université de Bourgogne Europe, je suis un photographe autodidacte. J’ai commencé à pratiquer la photographie en 1982. Je réalise mes premières images de concerts peu de temps après, d’abord des scènes rocks et de blues. Deux évènements me feront basculer dans la galaxie de la Note Bleue. En 1983, le disque Travels du Pat Metheny Group et le concert de Miles Davis, le 19 juillet 1984 à Jazz à Nîmes. Ce concert est le point de départ de ma découverte du jazz.
Mes premières images à Jazz à Vienne datent de 1986. Durant les années 90, je couvre le festival en tant que photographe pour la revue lyonnaise Jazz Notes. C’est dans ce contexte que je retrouve aux deux dernières venues de Miles Davis au Théâtre Antique, en 1989 et 1991.

Martin Stahl

Installé à Grenoble en tant que photographe depuis les années 80, le hasard d’une rencontre m’a fait connaître le milieu du jazz local et m’a permis d’être invité en 1986 à suivre, appareil photo en main, le Grenoble Jazz Festival que j’ai suivi ensuite chaque année jusqu’à sa disparition en 2010. La musique de jazz m’a très vite capté et passionné, elle « cohabite » très bien avec mon autre grande passion : la photographie. D’ailleurs je me demande parfois si je n’écoute pas le jazz avec les yeux et le vois avec les oreilles. À partir de 1988 je suis allé à d’autres festivals : Jazz à Vienne, Rhino Jazz, Genève, Jazz d’Or (Strasbourg), Vannes, Orthez, Anglet, Buis-les-Baronnies … Je suis contributeur régulier de Jazz Rhône-Alpes depuis environ 10 ans.
Quarante ans et plusieurs centaines de concerts plus tard, le jazz m’habite toujours et m’accompagne en permanence dans ma vie quotidienne. Il m’a offert d’innombrables concerts et rencontres inoubliables. Si parmi tous ces très grands moments de Jazz il y en a un qui m’est resté particulièrement en mémoire, c’est le légendaire concert de Miles Davis le samedi 2 juillet 1989 : le Théâtre Antique plein à craquer, des trombes d’eau qui tombait pendant toute la durée du concert et Miles qui jouait et jouait et jouait. Et le public me semblait totalement galvanisé par le son de la « trompette enchantée » de Miles. Personne ne bougeait pour se mettre à l’abri de la pluie, tout le monde était trempé jusqu’à la peau, mais tout le monde me semblait profondément heureux. Ce soir-là, Miles l’enchanteur nous a offert une nuit magique.

MILES EN IMAGES

MILES DAVIS, LA CRÉATION EN MOUVEMENT

Il existe de nombreux films sur Miles Davis. La plupart racontent sa vie, retracent son parcours, analysent ses périodes. Celui-ci fait un pas de côté. Ce documentaire ne cherche pas à expliquer qui était Miles Davis. Il cherche à comprendre comment il créait.
À travers les témoignages de musiciens qui ont joué à ses côtés, le film dévoile une méthode de travail singulière, radicale, presque déroutante. Une manière de faire de la musique sans cadre fixe, sans répétition rassurante, sans partition définitive. Miles Davis ne dirige pas comme un chef d’orchestre traditionnel. Il crée des situations. Il réunit des musiciens, parfois sans préparation, et les plonge dans un espace d’incertitude où tout doit s’inventer dans l’instant. Ce déséquilibre devient le moteur même de la création.

Les plus grands noms du jazz racontent cette expérience unique : Herbie Hancock, Wayne Shorter, Chick Corea, Marcus Miller, John McLaughlin, Carlos Santana et bien d’autres. Chacun raconte son Miles Davis. Chacun décrit une relation différente, une expérience singulière, parfois déroutante, parfois fondatrice. Mais peu à peu, à travers cette diversité de récits, une évidence apparaît : tous parlent du même phénomène. Tous décrivent un artiste qui ne donne pas de réponses, mais provoque des situations. Un musicien qui pousse les autres à sortir de leurs habitudes pour inventer autrement.

Car jouer avec Miles Davis, ce n’est pas seulement interpréter une musique. C’est apprendre à inventer, à risquer, à se réinventer. Le film traverse plusieurs périodes, du jazz acoustique aux expérimentations électriques, sans jamais suivre une chronologie classique. Il met en lumière une constante : le refus de la répétition. Miles Davis abandonne ce qu’il maîtrise pour aller vers l’inconnu. Encore et encore.

Le studio devient lui aussi un espace de création. Avec le producteur Teo Macero, la musique est découpée, transformée, recomposée. L’œuvre continue d’évoluer après avoir été jouée. Construit comme une mosaïque de récits, le film avance par fragments. Chaque musicien apporte sa vision, son souvenir, son expérience. Et peu à peu, un portrait se dessine. Un portrait indirect, presque en creux. Celui d’un artiste qui n’impose pas une forme, mais provoque des états.

Ce documentaire propose ainsi une autre manière de regarder Miles Davis. Non plus comme une légende figée, mais comme une force en mouvement. Un créateur qui faisait de la musique un espace de liberté, de tension et de transformation. Un film sur la création elle-même.

Patrick Savey

Export photographies issues du documentaire projeté

Parick Savey – Réalisateur – Biographie

Patrick Savey est un réalisateur et producteur audiovisuel français reconnu pour son travail dans la captation de spectacles vivants et les documentaires musicaux. Après des études d’économie à Lyon II, il débute sa carrière au début des années 1980 comme journaliste dans la presse spécialisée, notamment pour Rock & BD et Blue Jeans. Très tôt attiré par les médias audiovisuels, il s’investit dans le développement de radios locales avant de diriger Hit FM Lyon (groupe UGC-RSCG) entre 1985 et 1987. Une première expérience qui ancre durablement son rapport à la musique et à sa diffusion.

En 1988, il participe à la création de Télé Lyon Métropole (TLM), où il occupe successivement des fonctions d’animateur, de producteur et de responsable des programmes musicaux. Cette étape marque un tournant décisif vers la télévision et la réalisation. Dès 1989, il fonde SDP Productions, société dédiée à la captation de concerts et à la production de documentaires. Il filme alors de grands artistes de jazz au festival Jazz à Vienne, parmi lesquels Miles Davis, Dizzy Gillespie, Herbie Hancock, Pat Metheny, George Benson ou encore Sonny Rollins.

Au cours des années 1990, avec la structure Séquence SDP, il réalise des captations dans de nombreux festivals : les Transmusicales de Rennes (Björk, Ben Harper…), les Francofolies de La Rochelle, le Paléo Festival de Nyon (Iggy Pop, Neil Young…), le Nice Jazz Festival (Chick Corea, James Brown, James Taylor…), Jazz à Juan (B.B. King, Lalo Schifrin…), ou encore La Route du Rock (Placebo…). Il capte également les concerts d’artistes internationaux tels que les Red Hot Chili Peppers, les Ramones ou Lenny Kravitz.

Parallèlement, il développe un travail documentaire avec des séries comme Backstage et Coulisses, diffusées sur M6. Il participe également à Jazz6 et Culture Rock sur M6 ainsi qu’à l’émission Megamix sur Arte. Dans le même temps, il mène une activité importante autour du New Morning, où il enregistre plus de 200 concerts (Gil Scott-Heron, Larry Carlton, Archie Shepp, Chet Baker…) et réalise la série documentaire « On the Road », diffusée sur Black Entertainment Television.

En 2002, il fonde Zycopolis Productions, qui devient le cœur de son activité. La société se spécialise dans la captation de grands événements musicaux et la production de documentaires culturels. Il réalise ainsi les captations de Marcus Miller, Santana, Deep Purple, Coldplay ou Kassav’. Parmi ses réalisations marquantes figurent plusieurs documentaires musicaux : Autour du Blues… le film (2003), La légende du Groove (2006), Les Enfants de Django, du jazz sans tambour ni trompette (2007), North Sea Jazz Cruise (2008), Marcus Miller (2014). Plus récemment, il signe La fabuleuse histoire du Jazz à Vienne (2021), ainsi que Herbie (2024), consacré à Herbie Hancock, et Miles (2026).

Son travail a été reconnu à plusieurs reprises, avec notamment une nomination aux Victoires de la Musique en 2010 pour le DVD Francis Cabrel – La tournée des Roses et des Orties, ainsi qu’une nomination aux Grammy Awards pour Ahmad Jamal – Blue Moon. Son documentaire Marcus a également été primé dans plusieurs festivals internationaux. En parallèle, Patrick Savey développe une activité soutenue de production de documentaires culturels diffusés sur des chaînes françaises et internationales, contribuant à la valorisation du patrimoine musical. Avec plusieurs centaines de concerts filmés et des dizaines de documentaires réalisés, il s’inscrit dans le paysage de la captation musicale, avec une exigence constante : préserver à l’écran, l’intensité du moment live.

MILES DANS LA PRESSE

Jazz Magazine / Une grande histoire d’amour / A Great Love Story

Hackensack (New Jersey), 24 décembre 1954 : tandis que Miles Davis enregistre son nouvel album, avec Thelonious Monk au piano, Jazz Magazine fait son apparition dans les kiosques. Depuis, le trompettiste culte n’a jamais quitté les colonnes du mensuel de référence.

Interviews, stories, débats, chroniques de disques… : entre Jazz Magazine et Miles Davis, l’“Homme en mouvement perpétuel” dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance, c’est une grande histoire d’amour teintée de respect mutuel qui s’est déclinée au fil du temps et des pages, Miles allant même jusqu’à dessiner la Une du numéro 400 en 1991.

Une grande histoire d’amour à revivre via plusieurs couvertures mythiques et les anecdotes les plus mémorables racontées par Hancock, Wayne Shorter et Marcus Miller lors d’un entretien réalisé par Fred Goaty à La Pyramide de Vienne à l’été 2011.

 

C’était le 11 juillet 2011 à Vienne, la veille du concert “Tribute To Miles” donné par Wayne Shorter, Herbie Hancock et Marcus Miller sur la scène du théâtre antique du festival isérois. Miles Davis avait tiré sa révérence vingt ans plus tôt, et pour célébrer sa mémoire le saxophoniste, le pianiste et le bassiste avaient accepté d’ouvrir, près de quatre heures durant, la boîte à souvenirs. Les deux premiers avaient fait partie du fabuleux “Second Quintet” du trompettiste de 1964 à 1967, marquant à jamais l’Histoire du jazz avec des chefs-d’œuvre comme “E.S.P.”, “Miles Smiles”, “Sorcerer” ou “Nefertiti”, le troisième accompagné son comeback inespéré en 1981, puis composé le célèbrissime “Tutu” cinq ans plus tard.

Rendez-vous fut pris le 11 juillet à vingt heures à La Pyramide. On avait beau avoir eu plusieurs fois le privilège de s’entretenir avec eux, on resta une fois de plus sidéré par la disponibilité, la générosité, la foudroyante intelligence, la mémoire, l’humilité et, ce qui ne gâte rien, le sens de l’humour de ces trois grands musiciens.

Fred Goaty, Directeur de la rédaction de Jazz Magazine