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Résidence : Obsidiane ft. Kurdenn au Solar

06 déc.

Obsidiane, trio émergent soutenu par JAZZ(s)RA, mêle les esthétiques ! Le rappeur Kurdenn et Obsidiane se retrouveront pour deux jours de résidence de création sur la scène stéphanoise du Solar.

Obsidiane

Tirant son nom de la pierre volcanique d’Obsidienne, dont il s’inspire de l’énergie tellurique et des changeants chromatismes, OBSIDIANE cherche à affirmer sa sonorité propre en puisant dans les rythmes soutenus et ancrés du hip-hop, du metal, de la beat music. L’aspect organique du trio est mis en avant à travers des compositions percussives et dynamiques, qui cherchent à établir une forte connexion rythmique entre les trois instruments, tout en se voulant très lisibles et jubilatoires, et en laissant tout l’espace nécessaire à la respiration naturelle de la musique. Fondé en 2020, le trio a déjà un EP à son actif et se distingue en 2021 en remportant le tremplin Jazz sur un Plateau (Larnas), et en étant sélectionné pour l’été 2022 au tremplin national de Jazz d’Avignon. En somme, un Jazz actuel sans être abscons, et à l’interplay fort, tirant ses inspirations des trios modernes comme celui de Gerald Clayton, de Vijay Iyer, ou de Robert Glasper. Un répertoire qui a séduit le jury de JAZZ(s)RA – Plateforme des Acteurs du Jazz en Auvergne-Rhône-Alpes, qui accompagnera ce projet tout au long des deux saisons à venir. Un album, toujours de compositions originales, est en préparation et devrait voir le jour prochainement.

Line up :
Pierre Louis Varnier : piano
Sabri Belaïd : batterie
Yann Phayphet : contrebasse

Kurdenn

Y’a du noir qui coule dans mon coeur,
J’en fais de l’encre et la feuille je la balafre.

Baignée dans l’ambiance mélancolique qui le forge depuis ses 15 ans, c’est avec une hargne ténébreuse que la plume aiguisée de Kurdenn a su prendre sa place. Jeune rappeur originaire de la région stéphanoise, c’est dans l’étreinte du brouillard noir charbon de la ville de Saint-Étienne que naissent et se déversent ses textes.

Et il la connaît trop bien, cette sombre atmosphère. Il y développe un jeu scénique brut et incisif, en errant depuis ses 17 ans sur les scènes locales, armé de textes francs et chargés d’émotion. Son carburant, c’est l’angoisse d’un quotidien banal et monotone, qui le force alors à démanteler peu à peu les portes de ce piège.

Ainsi les rimes s’enchaînent, rythmées par un flow tranchant, à la manière de la foudre qui frappe.